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TerraHumana Solutions est fière de terminer une nouvelle évaluation technique et écologique sur le terrain pour Nature Hudson dans la municipalité québécoise d’Hudson. L'étude sur le terrain a commencé en avril et s'est terminée à la fin juillet, couvrant au total 10,35 hectares de forêt et de zone humide au confluent des rivières Vivry et Outaouais. Marian MacNair, l'une des assistantes de recherche de TerraHumana Solutions, a dirigé l'étude et supervisé l'ensemble du programme sur place. « Il s'agit d'une région très riche en biodiversité. Ce milieu naturel comporte plusieurs sentiers et est très fréquenté par les habitants de Hudson. Hors des sentiers basilés, l’herbe à la puce est très présente. », explique Marian MacNair, qui surnomme cette plante la protectrice de la forêt.

Marian MacNair a travaillé avec un groupe de scientifiques en herbe - la cohorte du nouveau programme incubateur de TerraHumana. Ces étudiants bénévoles ont acquis une précieuse expérience sur le terrain en procédant à l’identification de plantes et d’arbres.

Pour MacNair, ce projet est aussi remarquable en raison de la présence de professeurs retraités de l'UdeM qui ont généreusement offert leur temps et leur expertise pour l'identification d'une variété d'animaux sauvages. Selon ces experts, « c'était le seul écosystème de ce type sur ces rives ». Plusieurs espèces classées en péril au Canada ont été repérées dans le cadre de ce projet. « Un botaniste, un entomologiste, un expert en chauves-souris, un expert en ornithologie et un expert en amphibiens et reptiles nous ont soutenus dans cette évaluation », a déclaré MacNair. Des nids de rapaces en risque d’extinction et la présence d'une espèce rare de tortue et de chauve-souris brune ont également été observés. MacNair fait aussi remarquer qu’« on y trouve une multitude d’espèces, des plantes aux insectes, des oiseaux aux reptiles, des poissons, des crevettes et des mollusques aux petits mammifères. »

« Nous souhaitons sincèrement remercier nos merveilleux bénévoles : Alison Hackney, Antonia Cattaneo, Ginette Méthot, Christiane Hudon, Frieda Beauregard, David Fletcher, Maxim Larrivée et Patrick Galois. Leur expertise et leurs connaissances ont permis à ce projet d'atteindre un autre niveau », déclare la Dre Isabelle Bisson.

Profils des bénévoles

Alison Hackney est une biologiste diplômée de l'Université McGill et de l'UQAM qui a recensé l'avifaune de l'Hudson. Elle a fondé la première ferme biologique sur l'île de Montréal. En tant que membre de Sauvons L'Anse-à-L'Orme, elle a contribué à la création du Grand parc de l'Ouest - le plus grand parc naturel urbain du Canada.


Antonia Cattaneo est une professeure retraitée d'écologie des eaux douces du département de sciences biologiques de l'Université de Montréal. Elle s'intéresse particulièrement aux communautés benthiques d'algues, de plantes aquatiques et d'invertébrés.


Christiane Hudon est professeure adjointe au département de sciences biologiques de l'Université de Montréal et chercheuse émérite à Environnement et Changement climatique Canada. Elle est spécialiste de l'écologie des rivières et des milieux humides.


Ginette Méthot, spécialisée en écologie du zooplancton, est une associée de recherche retraitée du département de sciences biologiques de l'Université de Montréal.


Frieda Beauregard est titulaire d'un doctorat, et elle fait des recherches sur l'écologie végétale et la biogéographie et enseigne la botanique à l’université McGill. Elle est la conservatrice de l’Herbarium. Elle organise des projets sur le campus pour encourager les pollinisateurs et elle est une horticultrice passionnée.


David Fletcher est un enseignant du secondaire retraité qui, pendant 35 ans, a initié ses élèves aux joies des étangs temporaires. Il a été l'un des fondateurs de la Coalition verte et il en est toujours le vice-président et le porte-parole.


Maxim Larrivée est le directeur de l'Insectarium de Montréal et l'un des fondateurs des bases de données eButterfly et Mission monarque.


Patrick Galois est titulaire d'un doctorat en biologie et est le principal chef de projet du groupe de recherche Amphibia-Nature. Il a plus de 32 ans d'expérience en tant que chercheur biologiste. Il a réalisé de nombreux inventaires et études d'impact environnemental. Il a aussi développé et supervisé des projets de conservation de la faune et contribué à des efforts d'éducation, de sensibilisation et de recherche au Québec et à l'international. Il a réalisé des recherches sur différents groupes fauniques, avec une spécialisation en herpétofaune.


Étudiants bénévoles

Dylan Gwilliam

Ekra Karim

Katerina Kieran

Maeve Bohle

Nikita Bhat

Tiphaine Devanneaux

TerraHumana Solutions est extrêmement heureux d'annoncer le lancement d'une collaboration officielle avec le Fonds d’héritage pour l’environnement. Cet organisme à but non lucratif est actuellement sous la direction de Campbell Stuart, ancien maire de Montréal-Ouest et associé du cabinet d'avocats Colby Monet, dont les bureaux sont situés au centre-ville de Montréal. Ils fournissent des ressources et des services juridiques pour aider les citoyens à protéger les espaces naturels.

« Après avoir travaillé ensemble sur quelques projets, il était clair que TerraHumana Solutions et le Fonds d’héritage pour l’environnement partageaient une vision commune », a déclaré la Dre Isabelle Bisson. Leur approche, qui consiste à aider les mouvements communautaires à conserver et à protéger les habitats naturels, fait appel à différentes disciplines que nous pour atteindre leurs objectifs, mais leur mission reste la même que la nôtre. Le Fonds d’héritage pour l’environnement dispose du financement et de l'expertise juridique, tandis que TerraHumana Solutions fournit les connaissances techniques et écologiques. Les deux organisations ont mené des négociations au cours de l'année écoulée, et un accord est maintenant en place : « Cet accord de collaboration avec le Fonds d’héritage pour l’environnement est une grande victoire pour les citoyens qui mènent des projets communautaires de protection de l’environnement dans tout le Québec et le Canada. Ensemble, nous serons en mesure de fournir le soutien et les ressources dont les protecteurs de l’environnement ont besoin », a déclaré la Dre Isabelle Bisson.



Nous sommes tous fébriles alors que les stagiaires et les bénévoles se lancent dans la première saison de travail sur le terrain de 2021. Les chercheurs de TerraHumana Solutions sont particulièrement enthousiastes à l'idée de poursuivre leur travail avec Nature Hudson sur une autre évaluation écologique d'une zone humide sensible (Sandy Beach) destinée au développement. Les premiers relevés du projet Sandy Beach, qui seront effectués par Marian MacNair et des bénévoles, concernent les amphibiens et les oiseaux. Plus tard dans l'été, des enquêtes sur les chauves-souris et les reptiles seront également entreprises, et cinq bénévoles effectueront des enquêtes sur les plantes.

La présidente de Terra Humana Solutions, la Dre Isabelle-Anne Bisson, a interviewé de nombreux candidats fantastiques pour le projet Sandy Beach, et a découvert que très peu d'entre eux avaient de l’expérience sur le terrain. Mme Bisson s’est sentie inspirée et, comme toute bonne scientifique, elle a vu une occasion de résoudre un problème. La solution a été de créer un programme incubateur - Terra Humana Solutions offre maintenant aux étudiants en environnement aux programmes de premier cycle la possibilité d'acquérir une précieuse expérience de terrain. « Ce qui manque aujourd'hui dans l'éducation environnementale, c'est l'expérience sur le terrain », déclare Isabelle-Anne Bisson. « Nous comblons cette lacune et intégrons à notre mission d'aider les jeunes scientifiques talentueux à acquérir une bonne expérience pratique ».

La poursuite de l'échantillonnage sur le terrain a également commencé pour les études sur la présence de contaminants et leur impact sur la santé - celles-ci font partie du projet en cours dans la communauté Kanien'kehá:ka (peuple du silex) de Kanesatake, une communauté mohawk au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. « Dans le cadre de cet important projet, notre stagiaire, Nikita Bhat, effectuera des recherches sur l'histoire de la contamination dans les communautés autochtones, afin d’en offrir une synthèse organisée et centralisée. Après une saison de collecte méticuleuse de données sur le terrain et de recherche, nous allons parvenir à une meilleure compréhension du problème et espérons trouver des solutions pour atténuer l'impact de cette pollution de façon continue et à long terme », a déclaré Isabelle-Anne Bisson.


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